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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 11:10

Léa Ribaucourt, capitaine de police, est mutée à Lyon. Comme le veut la tradition à la brigade criminelle, on confie à la nouvelle arrivante une affaire non élucidée. Il s'agit d'un meurtre datant de l'année précédente. La victime est un jeune délinquant abattu d'une balle de 22 Long rifle au pied d'un immeuble HLM à Bron. Léa se lance à corps perdu dans son enquête mais ne tarde pas à déchanter : aucune piste nouvelle n'émerge de ses propres investigations. Alors qu'elle craint d'inaugurer par un échec ses nouvelles fonctions, un événement relance l'affaire : un an après, jour pour jour, un meurtre en tous points identique à celui de Bron. Léa reprend espoir. Elle ignore le pouvoir de nuisance de l'assassin qu'elle va débusquer.

Alfred LENGLET "Temps de Haine"  Editions Calmann- Levy,280p, 18.90€

Alfred LENGLET "Temps de Haine" Editions Calmann- Levy,280p, 18.90€

6/10

Rien à dire sur l'intrigue, intéressante et bien menée, ni sur les méthodes policières qui sont précises et réalistes, on apprécie ce genre de choses sur Polars.Etc!

Cependant, il n'y a aucune fantaisie dans le choix des personnages qui sont très classiques. Par ailleurs, le style d'écriture choisit par l'auteur nous immerge vraiment dans une ambiance de polar. Mais j'ai personnellement trouvé que ce style manquait de fraicheur et de modernité.

Trop de balades gastronomiques également pour la policière en charge de l'enquête. J'ai eu l'impression qu'on mangeait et qu'on se baladait plus qu'on enquêtait dans ce roman. L'auteur a  un peu trop voulu nous faire découvrir l'ambiance de la vie lyonnaise....il faudra doser pour trouver le juste milieu à l'avenir.

L'enquête est efficace, cohérente, apporte son lot d'informations historiques. La lecture est fluide et reste divertissante .

Exemplaire reçu par service de presse

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 13:57

Tout commence par un mensonge. De ceux qu’on fait tous pour impressionner une vieille connaissance. L’histoire de votre vie, légèrement embellie, face à cet avocat brillant, époux et père comblé, que vous avez croisé par hasard.
Puis, sans savoir comment, vous vous retrouvez à dîner chez lui, à accepter une invitation en vacances, propulsé dans une vie de rêves – celle à laquelle vous avez toujours aspiré. Jusqu’à ce que cette vie ne semble plus si idyllique…
Mais vous êtes déjà pris au piège, transpirant sous l’impitoyable soleil de Grèce, brûlant d’échapper à la tension ambiante. Alors vous comprenez que, si douloureuse la vérité soit-elle, ce sont vos mensonges qui ont causé le plus de tort… Et, à ce moment-là, il est déjà trop tard.

Sabine DURAND "Dis moi que tu mens" Editions Préludes, 410p, 16.90€

Sabine DURAND "Dis moi que tu mens" Editions Préludes, 410p, 16.90€

7/10

Un peu long à se mettre en route quand même mais il fait bien cela pour appréhender la psychologie du personnage principal et pour arriver à le prendre en sympathie. Car il faut l' admettre, il est particulièrement égocentrique ce qui me l'a rendu de prime abord fort antipathique. Mais voilà, l'auteure a eu de la ressource et a su gratter les écailles de ce personnage pour le rendre un peu plus rose. Qui manipule qui dans cette histoire? tout est là! Tel est pris qui croyait prendre....c'est lui qui va se faire piéger dans les règles de l'art alors qu'il pensait tirer le meilleur parti de son aventure amoureuse.

On aurait peut-être apprécier de connaitre le déroulement du procès mais en un sens ce n'est en rien obligatoire.

Un roman divertissant

Exemplaire reçu par service de presse.

 

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 11:01

Pour n’importe quel passant, les rues, les places, les jardins de Melbourne possèdent un charme certain. Pour Darian Richards, chacun de ces lieux évoque une planque, un trafic de drogue, un drame, un suicide, un meurtre. Lassé de voir son existence ainsi définie par le crime, et uniquement par le crime, il a décidé, après seize ans à la tête de la brigade des homicides, de passer à autre chose. Une vie solitaire, plus contemplative.

Il accepte néanmoins de sortir de sa retraite par amitié pour le chef de la police qui lui demande de disculper son futur successeur, en proie à des rumeurs relatives à une ancienne affaire : en 1990, après une fête donnée chez elle, on a retrouvé le corps sans vie de la jeune Isobel Vine. Suicide, accident, meurtre ? L’enquête fut d’autant plus délicate que quatre jeunes flics participaient à cette soirée. Elle fut classée sans suite, mais le doute persiste sur ce qui s’est réellement passé.
Reprendre des investigations vingt-cinq ans après les faits n’est jamais une partie de plaisir, surtout quand l’affaire concerne de près la police. Les obstacles ne manquent pas. C’est sans compter sur le caractère obstiné, rebelle et indiscipliné de Darian Richards et sur sa fâcheuse habitude à porter davantage d’attention et de respect aux morts qu’aux vivants. L’enquête rythmée de nombreux rebondissements va peu à peu l’amener aux frontières du bien et du mal, de la vérité et du mensonge, et Richards y perdra peut-être ses dernières illusions.

 

Tony Cavanaugh "L'affaire Isobel Vine" Editions Sonatine, 414p, 22€

Tony Cavanaugh "L'affaire Isobel Vine" Editions Sonatine, 414p, 22€

7/10

J'ai apprécié l'atmosphère de ce polar australien avec la description de ce climat particulier, de ces quartiers, de ces régions et de ces habitants. Un peu dépaysant donc mais on y retrouve tous les codes du romans policier. Les personnages sont plutôt atypiques. Celui de Darian est intéressant, avec ce passé trouble, ses convictions, ses souvenirs d'enquêtes qui reviennent à lui à tous les coins de rue...on comprend sa volonté de se retirer de la police mais aussi celle de vouloir aider son mentor. Il va donc dépoussiérer cette vieille affaire pour lui.

Hormis le côté un peu borderline du héros principal qui, pour moi, n'a plus rien d'original ni ne convainquant depuis longtemps, l'intrigue est cohérente, bien menée avec son lot de rebondissements.

Un polar efficace.

Exemplaire reçu par service de presse.

 

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 10:43

Dans la chambre 217 de l'hôpital Kiner Memorial, Brady Hartsfield, alias Mr Mercedes, gît dans un état végétatif depuis sept ans, soumis aux expérimentations du docteur Babineau. Mais derrière son rictus douloureux et son regard fixe, Brady est bien vivant. Et capable de commettre un nouveau carnage sans même quitter son lit. Sa première pensée est pour Bill Hodges, son plus vieil ennemi.

Stephen KING "Fin de ronde" Editions Albin Michel, 430p, 22.50€

Stephen KING "Fin de ronde" Editions Albin Michel, 430p, 22.50€

6/10

Troisième volet des enquêtes de l'inspecteur Hodges, suite donc de Mr Mercedes et de Carnets Noirs (que je n'ai pas lu), on retrouve tous les acteurs du premier opus, quelques années plus tard, et plus particulièrement l'auteur du massacre : Brady Hartsfield, allongé sur un lit d'hôpital, à peine plus conscient qu'un légume.

Inoffensif diriez-vous ? C'est sans compter les expériences que son neurologue a décidé d'entreprendre sur lui et l'apparition d'un jeu vidéo : Le Zappit.
Tout cela menant à une vague de suicides, qui ne va pas laisser l'inspecteur retraité Hodges et sa fidèle amie Holly indifférents.

A la différence de Mr Mercedes, King renoue ici avec le paranormal et l'étrange, belle façon de terminer sa trilogie et tout à son habitude, dose tout cela avec la bonne proportion de suspens et d'horreur.

Les fans de l'auteur ne seront pas déçus ; pour les autres, l'ouvrage n'aura sans doute pas grand intérêt.

Exemplaire reçu par service de presse.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 10:37

Une petite ville semblable à tant d’autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d’identité qui dégénère… Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort… Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice ! C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les sœurs, les amis… Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n'est jamais vraiment enterré ! Et personne n’a dit que c’était juste…

Cloé MEDHI "Rien ne se perd" Polar Jigal, 272 pages, 18.50€

Cloé MEDHI "Rien ne se perd" Polar Jigal, 272 pages, 18.50€

9/10

Mattia, onze ans. Père suicidé, mère absente, famille éclatée, sous tutelle de Zé, 24 ans.

Une bavure policière, bien avant sa naissance, Saïd 15 ans, tué.

Le tableau est posé. Forcément, l'ensemble sera noir. Très noir.

Parfois drôle, mais toujours noir.

Le passé s'entrelace avec le présent. Le silence est pesant, pressant, tellement présent.

Mais comment faire pour écrire le silence ? Il suffit de lire ce petit bijoux et d'"écouter" Mattia parler. De sa vie, de sa famille, de son passé, de la cité.

Un livre comme on aimerait en lire plus souvent. Une écriture magistralement maîtrisée, naturelle, forte, prenant aux tripes.

Une belle surprise. A ne surtout pas manquer.

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 18:50

Âmes sensibles s'abstenir : Un nouvel auteur choc qui va bousculer le polar français ! Paolo, guitariste dans un groupe de rock underground qui vit à la Goutte-d'or, est dans la mouise : il a emprunté des sous à des caïds de son quartier et n'a aucun moyen de les rembourser, malgré leurs menaces de plus en plus violentes. Heureusement, il trouve un plan en or : faire de la filature pour un détective privé. C'est ainsi que Paolo se retrouve à suivre Birdy, toute jeune femme de milieu aisé qui a tout plaqué pour vivre avec un groupe de squatteurs. Sa famille est très inquiète. Paolo découvre avec stupéfaction que Birdy mène une vie encore plus sombre et destructrice qu'il n'y paraît. En toile de fond, une crise sanitaire explose. Des douzaines de jeunes meurent en revenant de soirée après avoir consommé une nouvelle pilule bleue qui fait fureur. L'inspecteur Ibanez, gitan d'origine, est chargé de l'enquête. Bientôt, tout le monde s'arrache cette nouvelle drogue, sorte de "roulette russe chimique" qui donne lieu à des fêtes clandestines des plus dérangeantes. Birdy y est mêlée aussi, et Paolo se retrouve à son tour embringué dans un univers de débauche sexuelle insoupçonnable, et dont les manettes s'avèreront tenues par des groupuscules aux idées plus que radicales. Ibanez comprend que Paolo peut l'aider à boucler l'affaire. La mission du musicien prend alors une tout autre allure pour mettre un terme aux ravages d'une drogue qui cible la jeunesse française.

Franco MANNARA "Je m'appelle Birdy" Editions Calmann-Lévy, 413p, 19.90€

Franco MANNARA "Je m'appelle Birdy" Editions Calmann-Lévy, 413p, 19.90€

5.5/10

Pour un premier roman, je dirais que l'écriture est plutôt prometteuse. Le développement de l'intrigue est intéressant. Le ton, le caractère, les comportements des personnages avec tous leurs travers sont justes.

L'univers rock/trash est assez réaliste et bien rendu. Par contre, l'univers policier l'est beaucoup moins. Les méthodes d'Ibanez, son travail en solo sont loin des techniques de la police actuelle.  Par ailleurs, quand on sait que la Crim va déménager du 36 quai des orfèvres au Batignolles, on doit savoir que cela fait belle lurette que le grade "d'inspecteur" n'existe plus et a été remplacé par celui de lieutenant! Alors je sais bien que certains ont la nostalgie des appellations, et méthodes d'antan mais il faut vivre avec son temps.

D'autres bémols sont à dénombrer:

- Certains dialogues sonnent un peu creux.

- Trop de scènes de sexe. Trait qui révèle une écriture très masculine, qui m'a agacé et qui n'apporte rien au roman. Je veux bien qu'il y est quelques scènes et références surtout dans l'univers choisi par l'auteur mais de la nuance à ce niveau aurait été nécessaire. La suggestion est parfois plus pertinente... Sérieusement, et excusez la vulgarité de mes prochains mots: qu'est-ce qu'on suce "des *ites" et des "c**ttes" dans ce roman! Celles concernant Birdy, son passé, son présent, sont cohérentes et certaines histoires du héros principal Paolo auraient pu être supprimées. Celles des personnages secondaires Masta, Vinoval, sont carrément inutiles.

- Par ailleurs, l'auteur a pris le parti de choisir un univers très sombre, pour ne pas dire glauque, avec des personnages atypiques, drogués, torturés. L'ambiance déjà lourde est surchargée par des scènes que je qualifierais d'anecdotiques, superficielles et qui n'amène donc rien au roman. Il faut savoir garder des idées de personnages sous le coude pour d'autres ouvrages. ..Par exemple celui de Vinoval, loin d'être inintéressant, mais sa spécificité (que je vous laisse découvrir par vous même)  et les pages expliquant ses petites virées n'apportent rien à l'intrigue. Qui plus est, cela plombe encore le texte de scènes de cul dont on se serait bien passé.

Un roman qui n'est pas dénué d'intérêt et qui reste divertissant.

 

Exemplaire reçu par service de presse.

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 14:28

Ils aiment entrer dans votre vie,  certains aiment exercer leur pouvoir sur vous,Certains aiment vous séduire pour vous détruire.Ce sont les toxiques.  Janvier 2016. La directrice d’une école maternelle de la banlieue parisienne est retrouvée morte dans son bureau. Dans ce Paris meurtri par les attentats de l’hiver, le sujet des écoles est très sensible. La Crime dépêche le commandant Tomar Khan, chef de groupe de la section 3, surnommé le Pitbull et connu pour être pointilleux sur les violences faites aux femmes. À première vue, l’affaire est simple, « sera bouclée en 24 h », a dit un des premiers enquêteurs, mais les nombreux démons qui hantent Tomar ont au moins un avantage : il a développé un instinct imparable pour déceler une histoire beaucoup plus compliquée qu’il y paraît.

Niko TACKIAN "Toxique, Editions Calmann-Levy, 18.90€

Niko TACKIAN "Toxique, Editions Calmann-Levy, 18.90€

4/10

Tomar Khan enquête sur le meurtre d'une directrice d'école poignardée sur son lieu de travail. Khan est l'archétype du flic de film: passé tortueux, implacable avec les méchants, borderline, encore un cliché ambulant. Peut-être que celui-là sort du lot? Non pas!

Ce pauvre Thomas est à côté de ses pompes. Il ne sait pas se dépêtrer de ses démons passé et ne sait pas à saint se vouer: son ex Zellale? ou Rhonda qui fait partie de son équipe et va se compromettre pour lui alors que leur relation est totalement bancale? Par dessus le marché, il est impliqué dans un meurtre sur lequel ses collègues enquêtent...et le cadavre lui parle dans ses rêves...mouais...

Forcément ce flic a quand même du flair . A partir de...pas grand chose...il décide de s'intéresser à la personnalité de Marie-Thomas, atsem dans l'école de la directrice assassinée. Pour se faire, il obtient un profil de la part du nouveau mec de son ex...et tout semble limpide, il tient sa coupable.

La psychopathe finit par enlever un enfant et tout s'accélère pour un final qui fait flop. Alors qu'on nous rabâche de sa dangerosité et face à son escalade meurtrière les dernières lignes du roman ne m'arrachent qu'une seule phrase: tout ça pour ça?

Encore un auteur qui écrit des scénarios de séries B pour la télé plus qu'un roman réaliste, cohérent et maîtrisé. Dommage.

 

Exemplaire reçu par service de presse

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 13:59

Trois couples à bout de souffle tentent de surmonter leurs difficultés. Karine et Olivier s’empêtrent dans une crise conjugale qui les dévore lentement depuis des années. Patricia et Franck, victimes d’un drame personnel, voient leur vie basculer du jour au lendemain. Aurélie et Philippe, tous deux psychiatres, entretiennent une liaison adultère et ont bien du mal à envisager leur avenir amoureux.
 
Apparemment étrangers les uns aux autres, tous se croisent pourtant, s’entrechoquent et jouent un rôle crucial dans une affaire criminelle impliquant l’assassinat sauvage de quatre jeunes filles, en cinq semaines, dans le nord de Paris.
 
Le Parquet en confie alors l’enquête au commandant Vauquier, de la B
rigade criminelle, qui se distingue par ses méthodes punitives et radicales.
 
Dans ce thriller psychologique aux allures de tragédie grecque, et face aux larmes de l’assassin, chacun devra répondre à la question : la maladie mentale est-elle un crime ?

Laurent BETTONI "Les larmes de l'assassin" Editions Marabout, 380p, 19.90€

Laurent BETTONI "Les larmes de l'assassin" Editions Marabout, 380p, 19.90€

4/10

Mise en scène de 3 couples autour d'un tueur en série qui viole et tue de jeunes filles en plein Paris.

L'auteur a voulu élaborer un roman psychologique et porter une réflexion sur la condition de médecin: faut-il toujours rechercher la guérison de son patient si son bien-être doit en pâtir?

Cependant quand ce patient est un tueur effroyable, peut-on l'oublier? Peut-on pardonner? Peut on continuer a le traiter comme un patient lambda en mettant son passé de côté? La maladie peut-elle effacer la responsabilité comme le décrète la loi?

La réflexion est intéressante en soi mais ouvre un débat dérangeant.

Si les victimes étaient des proches, pourrions nous pardonner de tels actes?

Par le cheminement de ces 3 vies de couples et celui d'Ephraim, l'auteur nous mène doucement vers l'identification et neutralisation du coupable malgré les frustrations de certains personnages.

Cependant, j'ai trouvé que l'on sombré beaucoup trop dans les clichés et la psychologie de comptoir. Les scènes de "querelles" entre les deux psychiatres sont risibles et ennuyeuses; Le personnage d'Aurélie par son entêtement et ses gamineries devient de plus en plus insupportable au fil des pages.

Pas un roman à retenir pour moi.

Exemplaire reçu par service de presse

 

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 11:29

Réunis pour la première fois, voici les derniers mots de centaines de condamnés à mort exécutés à travers les âges et les continents depuis que la peine capitale existe. Ils ont été prononcés sous des potences,  des échafauds, dans la chambre d'exécution, juste avant l'injection létale, l’électrification ou la décapitation. Le condamné est attaché, menotté ou sanglé à une civière. Les paroles que vous allez lire sont reproduites dans leurs termes exacts et Stéphane Bourgoin livre le récit détaillé du dernier jour de ces hommes, du réveil au dernier repas, jusqu’à leur dernier souffle. Figées à l’instant crucial et fatidique, ces voix d'outretombe sont poignantes, étranges, défiantes, parfois humoristiques, mais toujours inoubliables. Certains prient, livrent des messages d’amour, d’amitié, de remerciements, d’autres demandent pardon, crient leur innocence, lancent une dernière provocation, vont jusqu’à l’ultime tentative. Quand d’autres démontrent que leur indifférence au monde ou leur haine restent inchangées. La mort nous attend tous, au bout du chemin, mais seuls les condamnés à la peine capitale en connaissent le jour et l’heure. Bienvenue sur le dernier rivage. Plus grand spécialiste mondial des tueurs en série, auteur d'une cinquantaine d'ouvrages traduits dans vingt langues, Stéphane Bourgoin a interviewé à ce jour plus de soixante-dix serial killers. Les dernières paroles des condamnés à mort est l'aboutissement de trente-cinq ans de rencontres dans le couloir de la mort.

Stéphane BOURGOIN "Les dernières paroles des condamnés à mort" Editions RING, 353pages, 22€

Stéphane BOURGOIN "Les dernières paroles des condamnés à mort" Editions RING, 353pages, 22€

6/10

Toujours contente de découvrir un nouveau Bourgoin. Ce livre, forcément pas très gai, est intéressant et surprenant  car il nous révèle les comportements des condamnés à mort le jour de leur exécution.

Je pense qu'une meilleure organisation des anecdotes aurait été appréciable, sans doute en respectant un ordre chronologique ce qui aurait été plus pertinent pour mieux appréhender les évolutions de la peine de mort.

De petites sections avec des thèmes liés aux condamnations à mort, comme la partie sur les bourreaux et bourrelles auraient été plus judicieuses afin d'alléger le livre et apporter des informations complémentaires dans le même univers. De nombreux renseignements sont quand même distillés sur la guillotine, la chaise, l'injection mais cela aurait mérité d'être creuser un peu plus.

Un livre riche que j'encourage à découvrir

 

Exemplaire reçu par service de presse

 

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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 10:55

Paris, avril 2010. Sous un ciel anthracite, un tueur hors-normes ensanglante les rues de la capitale et sème la terreur sur la ville. Un prédateur unique dans la sphère des tueurs en série qui décime la jeunesse parisienne, des jeunes filles empalées à la lame, droguées et torturées, qui se ressemblent comme des sœurs. Cannibale et sadique, " Le Ramoneur " défie les autorités, les médias et le pays tout entier en proie à la panique.
Sur sa piste, Cécile Sanchez, flic " mentaliste " et directrice de L'Office central pour la répression des violences aux personnes constitue une unité d'assaut connectée en temps réel au plus excentrique médecin légiste du pays. Pendant que les enquêteurs retardent au maximum la fièvre médiatique, le tueur va accélérer la cadence et modifier son mode opératoire jusqu'à atteindre un niveau de barbarie insoutenable.
Alors que la chasse à l'homme commence, Cécile Sanchez est loin d'imaginer la surprise que lui réserve " Le Ramoneur ". Thriller d'une noirceur radicale captivant de bout en bout, Le Baptême des Ténèbres entraîne le lecteur au coeur de la folie criminelle du tueur en série le plus machiavélique depuis Seven.

Ghislain GILBERTI "Le baptême des ténèbres", La mécanique générale, 552p, 9.90€

Ghislain GILBERTI "Le baptême des ténèbres", La mécanique générale, 552p, 9.90€

4/10

L'idée de départ, mettant en scène un tueur en série particulièrement sadique, était forcément séduisante et pleine de promesses. En plus, l'auteur semblait s'être assez renseigné sur les méthodes policières et la coordination des divers services de police ce qui est un point toujours bien accueilli sur Polars.etc!

Oublions le parti pris du personnage de Cécile Sanchez, commissaire "Mentaliste" qui se sert de méthodes à l'américaine non utilisée en France. Cette particularité aurait pu être intéressante, mais je n'ai pas aimé, cette approche de retranscrire les pensées de la commissaire pour un oui ou pour un non.

Le criminel recherché par Cécile Sanchez est impitoyable. Ses victimes sont énuclées, mutilées, violées à la baïonnette puis empalées sur un pal. Crescendo dans l'horreur à la limite du soutenable et du réel. Passons sur le surnom de mauvais gout donné au tueur: "Le ramoneur" ...quelle subtilité...

Plus les pages défilent, plus l'auteur tombe dans la surenchère. On découvre donc de nouvelles facettes du tueur. Le profil réalisé par Cécile s'étoffe. Ainsi le cerveau du psychopathe devient une projection du réseau souterrain d'ile de France. Si c'est pas tiré par les cheveux...c'est pour moi sacrément pousser le bouchon, la psychologie a ses limites!

La traque s'éternise pour faire durer le suspense: meurtres de femmes mais aussi de policiers, coups de rasoirs, incendie, pièges, chiens dangereux, cannibalisme (mais oui mais oui), enlèvements, séquestrations, explosifs, sous fond de psychopathe camé jusqu'à la moelle en mode sur-humain que rien n'arrête. On se demande où l'auteur va s'arrêter. J'ai fini par me lasser de ces pseudos rebondissements.

Une erreur aussi grotesque qu'agaçante s'est aussi logée dans ce roman. J'ai du reprendre ma lecture en amont pour relire un passage car j'étais alors perdue dans ma lecture! Ainsi l'auteur met en scène le Major Gaétan, égorgé page 153, alors que son jeune collègue Brissard était en train de passer des fichiers au véhicule de police et que ce dernier à son retour sera tué de plusieurs balles dans le torse. Puis page 203, le jeune policier devient l'égorgé et le major tué par balles...si même l'auteur ne sait plus qui est qui dans ses personnages et comment ils les fait passer de vie à trépas, on a un problème!

Pour résumer, voici encore un roman conçu comme un film américain...Déception donc pour moi qui attend un juste dosage entre réalisme et noirceur.

Pas un roman à retenir.

Exemplaire reçu par service de presse

 

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