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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 13:57

Tout commence par un mensonge. De ceux qu’on fait tous pour impressionner une vieille connaissance. L’histoire de votre vie, légèrement embellie, face à cet avocat brillant, époux et père comblé, que vous avez croisé par hasard.
Puis, sans savoir comment, vous vous retrouvez à dîner chez lui, à accepter une invitation en vacances, propulsé dans une vie de rêves – celle à laquelle vous avez toujours aspiré. Jusqu’à ce que cette vie ne semble plus si idyllique…
Mais vous êtes déjà pris au piège, transpirant sous l’impitoyable soleil de Grèce, brûlant d’échapper à la tension ambiante. Alors vous comprenez que, si douloureuse la vérité soit-elle, ce sont vos mensonges qui ont causé le plus de tort… Et, à ce moment-là, il est déjà trop tard.

Sabine DURAND "Dis moi que tu mens" Editions Préludes, 410p, 16.90€

Sabine DURAND "Dis moi que tu mens" Editions Préludes, 410p, 16.90€

7/10

Un peu long à se mettre en route quand même mais il fait bien cela pour appréhender la psychologie du personnage principal et pour arriver à le prendre en sympathie. Car il faut l' admettre, il est particulièrement égocentrique ce qui me l'a rendu de prime abord fort antipathique. Mais voilà, l'auteure a eu de la ressource et a su gratter les écailles de ce personnage pour le rendre un peu plus rose. Qui manipule qui dans cette histoire? tout est là! Tel est pris qui croyait prendre....c'est lui qui va se faire piéger dans les règles de l'art alors qu'il pensait tirer le meilleur parti de son aventure amoureuse.

On aurait peut-être apprécier de connaitre le déroulement du procès mais en un sens ce n'est en rien obligatoire.

Un roman divertissant

Exemplaire reçu par service de presse.

 

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 10:37

Une petite ville semblable à tant d’autres… Et puis un jour, la bavure… Un contrôle d’identité qui dégénère… Il s’appelait Saïd. Il avait quinze ans. Et il est mort… Moi, Mattia, onze ans, je ne l’ai pas connu, mais après, j’ai vu la haine, la tristesse et la folie ronger ma famille jusqu’à la dislocation… Plus tard, alors que d’étranges individus qui ressemblent à des flics rôdent autour de moi, j’ai reconnu son visage tagué sur les murs du quartier. Des tags à la peinture rouge, accompagnés de mots réclamant justice ! C’est à ce moment-là que pour faire exploser le silence, les gens du quartier vont s’en mêler, les mères, les sœurs, les amis… Alors moi, Mattia, onze ans, je ramasse les pièces du puzzle, j’essaie de comprendre et je vois que même mort, le passé n'est jamais vraiment enterré ! Et personne n’a dit que c’était juste…

Cloé MEDHI "Rien ne se perd" Polar Jigal, 272 pages, 18.50€

Cloé MEDHI "Rien ne se perd" Polar Jigal, 272 pages, 18.50€

9/10

Mattia, onze ans. Père suicidé, mère absente, famille éclatée, sous tutelle de Zé, 24 ans.

Une bavure policière, bien avant sa naissance, Saïd 15 ans, tué.

Le tableau est posé. Forcément, l'ensemble sera noir. Très noir.

Parfois drôle, mais toujours noir.

Le passé s'entrelace avec le présent. Le silence est pesant, pressant, tellement présent.

Mais comment faire pour écrire le silence ? Il suffit de lire ce petit bijoux et d'"écouter" Mattia parler. De sa vie, de sa famille, de son passé, de la cité.

Un livre comme on aimerait en lire plus souvent. Une écriture magistralement maîtrisée, naturelle, forte, prenant aux tripes.

Une belle surprise. A ne surtout pas manquer.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 18:43

France, 2007, les médias sont braqués sur le collectif « Urgence Darfour ». Dantzig, journaliste hollandais, enquête sur les rouages de cette campagne qui brasse des millions et dont pas un centime n’est utilisé au profit des victimes. Ses investigations le conduisent au Soudan où il rencontre Claire, jeune humanitaire désabusée. Elle lui plaît autant qu’elle l’intrigue. Au fil de leurs échanges, Dantzig entrevoit les réalités troubles des organisations sur le terrain. 

Puis Claire disparaît mystérieusement. Elle envoie un appel au secours à Dantzig. Elle semble en danger, mais dit-elle la vérité ? Qui est-elle vraiment ? Quel est ce mystérieux Pierre avec lequel elle a créé une association d’adoption d’orphelins au Darfour ?

Dantzig découvre peu à peu des facettes sordides des fanatiques de l’humanitaire, aveuglés par leurs utopies, devenus de simples pions au service des enjeux stratégiques de grandes puissances pour lesquelles la vie humaine importe peu. L’étau de la machination politique, impliquant des personnalités au plus haut sommet du pouvoir, se resserre inéluctablement autour de Claire et Dantzig…

Un roman à suspense au coeur de la spirale infernale de la realpolitik
qui broie sans états d’âme les destinées humaines.

Mariska MOURIK "Ne laissez pas les chiens garder la viande", Editions Le passeur, 512p, 22.90€

Mariska MOURIK "Ne laissez pas les chiens garder la viande", Editions Le passeur, 512p, 22.90€

6/10

Roman inspiré de faits réels qui est intéressant d'un point de vue journalistique puisque le travail de Danzig, journaliste néerlandais en quête d'informations sur la situation au Darfour est très bien relaté, des joutes verbales avec son rédacteur en chef, en passant par le travail de recherche, jusqu'à celui de terrain.

Les interprétations de l'auteur sur le travail des ONG qui sont aveuglées par leur utopie et manipulées par de plus gros poissons, ainsi que les magouilles politiques à l'internationale sont bien trouvées. Certains les considèreront peut être trop tirées par les cheveux.

Par contre, le cheminement de Claire ne m'a pas paru cohérent. Suite à son agression violente, son réinvestissement dans une nouvelle organisation ne parait ni réaliste ni appropriée face à son traumatisme flagrant. 

Personnellement, je retiendrais le gros travail de recherche de l'auteur pour construire cette intrigue particulière qui mérite d'être lue.

 

Exemplaire reçu par service de presse.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 18:30

Nice, mai 1968. Frédéric Corniglion revient après dix ans d’Afrique. Chez les ouvriers et les étudiants, la révolte n’épargne pas Nice et ses facs.
Dominique, son ex-femme, lui apprend que Sophie, leur fille, ne donne plus de nouvelles depuis des mois. Elle fréquentait un étudiant, un certain Thomas. Inquiet, Frédéric contacte le commissaire Pancrazi, ancien RG. Le policier lui révèle les activités militantes de Sophie (distribution de tracts…), son appartenance à l’Union de la Jeunesse Marxiste Communiste et Léniniste.
En même temps, le cadavre d’un prof de la fac de lettres, Blanc-Dumont, est découvert sur une plage. Frédéric poursuit ses recherches. Il va voir les membres de l’Union, et rend visite à Corinne Duval, la colocataire de sa fille. Là, la jeune femme lui dit avoir reçu un homme à l’air méchant, et insistant pour avoir des nouvelles de Sophie…
Avec son équipier Casanova, Pancrazi investit la fac. Quelques étudiants en colère, un directeur rétif, et une info : Blanc-Dumont fréquentait des cercles néo-nazis…

Patrick RAYNAL "Une ville en mai" édition L'Archipel

Patrick RAYNAL "Une ville en mai" édition L'Archipel

7/10

Un roman noir bien construit qui nous plonge dans le Nice de mai 1968. Frédéric revient d'Afrique à la demande de son ex suite à la disparition de sa fille, Sophie. Il commence une enquête dans une ville aux prises des étudiants qu'il peine à reconnaître. Il compte sur le soutient d'une vieille relation de comptoir  le nomme Pancrazi, policier aux RG pas bien loin de la retraite. Les premières infos sont dévoilées par son ex, puis par une colocataire de sa fille. Peu à peu, il découvre la personnalité complexe de Sophie, une jeune fille très douée et aux idées particulièrement ouvertes. Son père va être confronté à quelques désillusions et devoir s'adapter au contexte politique soixante-huitard. 

Le personnage de Frédéric, père jusqu'ici absent, peut être un peu agaçant avec ses répliques cinglantes et ses idées bien arrêtées mais il est crédible.

L'intrigue est prenante et l écriture très fluide ce qui constitue au final un roman intéressant et divertissant.

 

Exemplaire reçu par service de presse

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 19:14

New York, 2009. Pourquoi sa mère a-t-elle souhaité être enterrée au cimetière d’Union City ? Leonard Parker n’en a aucune idée. Pourtant il sent que l’heure est venue d’éclaircir le brouillard qui entoure ses origines. Commence alors une folle course-poursuite qui le mènera dans les arcanes du passé.
La Havane, 1959. Le destin réunit Dolorès et Camilo, l’une est l’héritière d’une fortune liée au dictateur Batista, l’autre est un guérillero héroïque, compagnon de Fidel Castro. Des années après leur énigmatique disparition, un visage familier dans les rues de La Havane réveillera les fantômes de ces amants de la revolución.

Frédéric COUDERC "Le jour se lève et ce n'est pas le tien" Editions Héloïse d'Ormesson, 368p, 20€

Frédéric COUDERC "Le jour se lève et ce n'est pas le tien" Editions Héloïse d'Ormesson, 368p, 20€

6/10

Roman en deux temps, qui fait le va et vient entre l'époque de la révolution cubaine avec les personnages de Dora et Camilo, et l'époque actuelle avec leur fils Leonardo qui tente d'en savoir plus sur ses origines suite au décès de sa mère.

J'ai apprécié le voyage à Cuba durant cette période trouble, le climat dégagé par l'auteur, les rivalités Fidel/Raul et l'enquête que mène Léo.

J'ai été moins convaincue par l'histoire romantique entre les deux amoureux, la psychologie du personnage de Léo qui m'a un peu agacée notamment par tout le foin autour de sa relation avec sa femme suite à son agression, sa volonté de la repousser et de mener son enquête seul. Tout cela ne lui sera pas bien favorable...

Le final est un peu rocambolesque mais ne m'a pas déçue.

Une lecture qui reste agréable et divertissante.

 

Exemplaire reçu par service de presse

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 15:14

Quel rapport entre la mort en 1967 des musiciens du groupe de rock Pearl Harbor et un SDF renversé par une voiture à Bruxelles en 2010? Lorsque l’homme se réveille sur un lit d’hôpital, il est victime du Locked-in Syndrome, incapable de bouger et de communiquer. Pour comprendre ce qui lui est arrivé, il tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Des caves enfumées de Paris, Londres et Berlin, où se croisent les Beatles, les Stones, Clapton et les Who, à l’enfer du Vietnam, il se souvient de l’effervescence et de la folie des années 1960, quand tout a commencé...

Paul COLIZE "Back up" Editions Folio Policer N°685, 496p, 8.20€

Paul COLIZE "Back up" Editions Folio Policer N°685, 496p, 8.20€

8/10

Pas évident d'arriver à retracer l'histoire du Rock & Roll sous fond de roman noir. Une nouvelle fois, l'auteur ma surprise par sa documentation et la construction d'une histoire solide. On se prend de sympathie pour le patient au locked-in-syndrome. De la découverte du premier morceau de rock à son dernier back up, l'auteur nous retrace la vie de son personnage principal avec brio et remonte le fil d'un joli complot qui mènera le musicien en enfer.

Une plume fluide, précise qui nous transporte dans un autre temps et dans d'autres moeurs.

Paul Colize a définitivement de la ressource.

On aime!

 

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 15:38

Dans une France proche et obscure, une descente de police dans une cité sensible tourne au drame : un policier pris dans un guet-apens perd son sang-froid et tire aveuglément. 

La cité s'embrase et tout le pays vacille. De villes en villes, le feu se propage et la République explose.

Forces de l'ordre, voyous, terroristes, responsables, journalistes, citoyens, tous sont submergés par le raz-de-marée du chaos. 

Rapidement, réseaux électriques et hydrauliques tombés, faute d'approvisionnements, d'ordre, de moyens de communication, de transports et de secours, la déferlante gagne la campagne, la société vole en éclats et les villes sont la proie de violences, de pillages et de gigantesques incendies. Des terroristes, dépassés par les troubles, déclenchent des actions de grande ampleur depuis les terres, la mer et le ciel.

Privés de tout, livrés à eux-mêmes, les citoyens s'apprêtent à faire face au carnage. 

Les événements décrits dans Guerilla reposent sur le récent travail d’écoute, de détection et les prévisions du renseignement français. Après deux ans d'immersion au contact d’agents des services spéciaux et des plus grands spécialistes de la terreur et des catastrophes, l'auteur du chef-d’oeuvre Utøya (l'affaire Breivik) et de l'enquête phénomène La France Orange Mécanique livre un roman météore ultra-réaliste et nous plonge dans le récit paroxystique de la guerre civile.

Laurent OBERTONE "Guerilla" Editions RING, 414p, 19.95€

Laurent OBERTONE "Guerilla" Editions RING, 414p, 19.95€

6/10

Roman d'anticipation qui nous projette dans un futur proche où la France sombre dans une guerre civile suite à une descente de flics qui tourne mal dans une cité.

Idée prometteuse et surtout assez réaliste lorsque l'on connaît la situation dans laquelle se trouve notre pays actuellement. L'auteur s'est très bien renseigné et a su appréhender avec une certaine justesse l'état de nos banlieues ainsi que les effets "boule de neige " que pourraient avoir les décisions de nos chers politiques.

S'il s'agit d'une fiction, le fait que l'intrigue se déroule dans un futur proche interpelle davantage le lecteur qui ne peut que constater certaines similitudes avec notre présent. D'autres faits ne sont pas bien loin de se produire. D'autres encore sont un peu trop tirés par les cheveux à mon sens.

J'ai trouvé certains points abordés assez dérangeants et c'est sans doute en ça que ce roman est réussi. Il impose une réflexion au lecteur ainsi qu'une prise de conscience sur notre société.

Les plus septiques se résumeront à dire que ce livre est juste une lubie de facho. Et cela serait une grave erreur d'interprétation.

Bémol sur le style d'écriture.

A lire pour bousculer un peu son quotidien.

Exemplaire reçu par service de presse.

 

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 15:41

« Biographie ? Document ? Roman noir ? Un peu de tout cela dans ce court mais poignant récit consacré à Celestino Alfonso, cet « Espagnol rouge » appartenant à l’« Armée du crime » stigmatisée par la célèbre a che de même couleur. Patrick Fort a choisi de nous raconter, à la première personne, les derniers mois de l’existence tragique de ce combattant des FTP-MOI, fusillé à vingt-sept ans au Mont-Valérien. S’il a pris le pari risqué de se glisser dans la peau d’un personnage authentique, il le fait avec un grand souci de vérité historique et une recherche scrupuleuse, et, porté par la personnalité d’Alfonso et la grandeur de son combat, il brosse avec talent et émotion, mais sans pathos, le portrait d’un homme qui sut se dresser contre l’injustice et le fascisme en s’oubliant au profit du combat collectif.

Patrick FORT "Après nous", Editions Arcane 17, 124p, 14€

Patrick FORT "Après nous", Editions Arcane 17, 124p, 14€

7/10

1943. Seconde guerre mondiale. Régime de Vichy.

L'auteur raconte les derniers jours de Celestino Alfonso, résistant, communiste, terroriste ?

A la lecture, on se sait pas si l'on est dans le roman, la biographie ou le documentaire.

Je ne suis pas très au fait de ce qui concerne les héros de "L'Affiche Rouge" et ce genre d'ouvrage n'est pas ce vers quoi je tends habituellement.

Néanmoins, j'aurais appris beaucoup à travers cette lecture.

L'ouvrage est tout, sauf divertissant.

Sachez que quand vous l'ouvrirez, vous basculerez dans cette partie de l'histoire que beaucoup ont tendance à oublier.

Et vous n'en ressortirez pas indemne.

N'oublions pas ces femmes et ces hommes morts pour la France et notre liberté.

Ne répétons pas les erreurs du passé.

Le devoir de mémoire doit perdurer.

C'est ce que permet ce livre.

 

Exemplaire reçu par service de presse

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 10:57

Aux confins du Grand Nord, dans un paysage de glace et de neige, une bourgade survit autour de l’activité du Terminus : hôtel, bar et bordel. Nul ne sait à qui appartiennent les lieux mais ici se réfugie la lie de l’humanité et ici s’épanouissent les plus bas instincts.

Dans ce milieu hostile, Nats fait son boulot avec application, jusqu’au jour où débarque un homme au visage familier, et avec lui, une flopée de mauvais souvenirs. Dès lors, tandis que la neige efface le moindre relief du paysage. Tandis que la beauté de Sarah chamboule son quotidien. Tandis que le vieux Tom lui raconte le temps où les loups tenaient les chiens à distance. L’esprit de vengeance tenaille Nats, impérieux, dévorant.

Stéphane JOLIBERT "Dedans se sont des loups" Editions du Masque, 288 pages, 19€

Stéphane JOLIBERT "Dedans se sont des loups" Editions du Masque, 288 pages, 19€

8/10

Quelle ambiance! Tant de noirceur dans un décor tout blanc...Un roman dur, froid, noir, très bien construit qui met en scène des personnages travaillés, rongés par la vie, dans un paysage glacial et hostile. Mais l'auteur a su nuancer ses effets, travailler son suspense efficacement quand à l'identité du patron du "Terminus", intégrer des touches d'humour grâce au pesonnage de Twigs, un peu de douceur avec les personnages féminins et un peu de chaleur avec les relations de Natsume et Sara.

Le final est abordé avec une touche positive et ne laisse pas le lecteur déprimé. Vous découvrirez que les loups ne sont pas forcément ceux que le paraissent d'abord...

Un bon roman!

 

Exemplaire reçu par service de presse

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 16:36

Detroit, en 1958, à la fin du mois de juin. Dans le quartier ouvrier blanc d’Adler Avenue, l’atmosphère est pesante, l’air chargé de menaces. Les grandes usines où tous les hommes sont employés commencent à fermer et, plus inquiétant encore, des gens de couleur s’installent dans le quartier. Dans leurs maisons proprettes aux rideaux parfaitement tendus et aux pelouses bien entretenues, les femmes s’observent et se méfient. Les jours de paie, on a vu des femmes noires près de l’usine aguicher leurs maris en portant des tenues inappropriées. Dans Adler Avenue, il y a Julia qui doit veiller sur ses jumelles, son amie Grace, enceinte de huit mois, et leur voisine Malina, toujours impeccable, qui donne le ton des discussions et orchestre d’une main de maître la vente de charité de la paroisse de St Alban’s, et puis il y a Elisabeth, la jeune fille un peu attardée, qui vit avec son vieux père. Tous les jours, les hommes rentrent crasseux de l’usine, et tous les jours, leur épouses les attendent bien sagement à la maison. Mais un après-midi, Elisabeth disparaît. Alors que les hommes quadrillent le quartier dans l’espoir de la retrouver, la tension monte. Julia et Grace sont les dernières à avoir vu Elisabeth. Y a-t-il un lien avec le meurtre d’une jeune femme noire dans l’entrepôt à côté de l’usine ? Pour les parfaites épouses d’Adler Avenue, le mal a bien pris ses racines dans leur petit paradis.

Lori ROY "De si parfaites épouses" Editions Lattès, 350 pages, 20€

Lori ROY "De si parfaites épouses" Editions Lattès, 350 pages, 20€

7/10
Après les "Desperates Housewives" de Wisteria Lane, voici les "parfaites épouses" d'Adler Avenue, quartier ouvrier blanc de Detroit … Ces femmes ne sont pas si parfaites et plutôt "desperates" aussi!
L'intrigue se déroule sur une semaine durant l'année 1958. Le quotidien de ces dames est alors réglé par le ménage, la préparation du dîner, les courses, les enfants, les œuvres caritatives, etc...
Au niveau des personnages, tout le panel est là ! Malina, qui suspecte son mari d'adultère, est terrorisée par celui-ci. Julia, qui a perdu subitement son bébé, peine à s'en remettre. Grace, qui attend un heureux événement, est très disponible et serviable envers ses voisins. Chacune a ses habitudes, ses angoisses et surtout, ses petits secrets ...
Au milieu de ces trois femmes se greffent les jumelles, Izzy l'indomptable et Arie la peureuse, les nièces de Julia,  en vacances chez cette dernière pour quelques semaines. Elles n'ont qu'une obsession : retrouver leur chat disparu.
La tranquillité du quartier est bouleversée par la disparition d'Elisabeth, une jeune fille simplette à laquelle tout le voisinage est attachée. Les hommes vont enchaîner battues et recherches afin d'aider la police  à la retrouver. Les premiers coupables désignés sont les "hommes de couleur" récemment installés dans la rue.
En suivant les histoires de ces charmantes épouses et des fillettes, le lecteur repère des pistes pour identifier l'agresseur d'Elisabeth. A vous de découvrir quelques sont les coupables … et ils ne sont pas forcément ceux que l'on croit !
Un roman bien tourné et apprécié.

 

En Librairie le 26/08/2015

 

Exemplaire reçu par service de presse

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