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Je vous propose ici l'essentiel des articles parus dans le magasine LIAISONS N° 99, "TECHNOPOLICE" d'octobre 2010. Vous pouvez retrouver le magazine en intégralité sur le site de la préfecture de police de Paris. 

 

 

Equipés de leurs mallettes d’outils spécialisés, les techniciens du service de l’identité judiciaire, en dignes héritiers des pionniers du XIXe siècle, s’ingénient à faire parler les scènes de crime. En l’espace de cent ans, une véritable révolution a eu lieu. De nouveaux outils apparaissent sans cesse pour repérer, recueillir et exploiter le maximum de traces et d’indices. Parole aux experts.

 

Le service régional de l'Idendité Judiciaire de la Préfecture de Police exploite les technologies les plues efficaces en termes de recherches d'indices. Coup de flash sur un service phare de la Police Technique et Scientifique. 

 

LE SERVICE RÉGIONAL DE L’IDENTITÉ JUDICIAIRE c'est :

• Compétent à Paris et dans les trois départements de la petite couronne (92,93,94), il a aussi une compétence transversale au profit des autres directions de la préfecture de police.

• 190 fonctionnaires dont 105 policiers, 79 techniciens et agents de police technique et scientifique et 6 administratifs.

• plus de 4000 interventions annuelles sur le terrain pour prélever des traces et indices.

• environ 3150 affaires traitées pour les 6 premiers mois de 2010.

• 37 % des traces relevées à Paris et en petite couronne ont été identifiées par le Faed au cours des 8 premiers mois de 2010

 

C’est au milieu des années 1990 que le service de l’identité judiciaire de Paris prend un nouveau tournant, après l’impulsion donnée en 1985 à la police technique et scientifique sur le plan national et l’attribution de moyens financiers très importants à la modernisation des laboratoires et des services d’identité judiciaire.

Le service parisien de l’identité judiciaire s’inspire alors des méthodes de pointe pratiquées à Londres et à Lausanne pour relever et exploiter les traces digitales sur du sang, du carton ou du plastique. Ses techniciens suivent des formations spécialisées, se dotent de la fameuse tenue de protection blanche et acquièrent des équipements comme le “crimescope”, une lampe capable de révéler toute une gamme d’indices grâce au spectre de ses longueurs d’onde. C’est aussi l’époque des grands travaux avec l’installation des postes informatisés du fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), opérationnel en 1994. En 2005, le service s’équipe aussi de la cabine de cyanoacrylate, pour la détection des traces papillaires sur les très gros objets et les véhicules, que le service parisien est le seul à posséder. Enfin, entre 2006 et 2009, ce sont 65 terminaux de signalisation raccordés au FAED qui équipent quelques-uns des 160 sites du ressort de la préfecture de police.

 


DES MALFAITEURS À LA TRACE


Equipés de leurs mallettes d’outils spécialisés, les techniciens du service de l’identité judiciaire, en dignes héritiers des pionniers du XIXe siècle, s’ingénient à faire parler les scènes de crime. En l’espace de cent ans, une véritable révolution a eu lieu. De nouveaux outils apparaissent sans cesse pour repérer, recueillir et exploiter le maximum de traces et d’indices. Parole aux experts.

De crimes de sang en viols, de vols à main rmée en gros cambriolages, de séquestrations à domicile en enlèvements, peu de scènes d’infractions graves échappent à l’oeil expert des techniciens du service de l’identité judiciaire. Leur équipe de permanence est mobilisable 365 jours par an, 24 heures sur 24. Équipés de deux camions d’intervention et de mallettes d’outils spécialisés, ils ont pour mission – déterminante pour la suite de l’enquête – de prélever sur place, dans les conditions les plus rigoureuses possible, le maximum de traces humaines et d’indices matériels.
Placés sous scellés, ces éléments seront soit exploités au service, notamment s’il s’agit de révéler puis d’identifier des traces digitales ou palmaires (paumes des mains), ou transmis aux laboratoires spécialisés pour analyse d’ADN, de douilles, de résidus de tirs, d’explosifs, de prélèvements d’odeurs, etc. “Il est très important d’intervenir rapidement sur les lieux, pour éviter que des indices ne s’altèrent ou que la scène soit souillée par le passage d’autres personnes”, souligne Perrine Rogiez-Thubert, ajointe au chef de la section dactylotechnie. Première précaution des techniciens : enfiler une charlotte, un masque, une combinaison et des gants pour ne pas laisser leurs propres traces sur les lieux.

Ensuite, il faut “figer” la scène en la photographiant sous tous les angles et faire un plan des lieux faisant apparaître la topographie, les meubles, l’emplacement du corps et de l’arme. Tous ces éléments serviront de références au service enquêteur et permettront une reconstitution. Vient ensuite le recueil des traces et indices en commençant par les plus fragiles, les cheveux et les fibres, très volatils. Les traces biologiques, de doigts et de paumes des mains sont elles aussi traquées avec la plus grande minutie.

 

À ce stade, l’apport de la technologie, en particulier celle du crimescope, est capitale : les lumières de couleur (donc de longueur d’onde différente) diffusées par cet outil permettent de révéler une variété d’indices peu visibles ou invisibles à l’oeil nu. Son puissant rayon lumineux blanc permet, dans un premier temps, de repérer des débris de surface, des éléments pileux ou des traces de chaussures dans la poussière.

En exploitant d’autres teintes comme le violet, le bleu, le bleu-vert et le vert, les techniciens détectent des liquides organiques, des drogues ou des fibres. Les prélèvements doivent ensuite être effectués avec une grande rigueur : “Les indices comme les mégots, les mouchoirs et les chewing-gums sont relevés à l’aide d’une pince stérilisée et placés sous scellés”, indique Perrine Rogiez-Thubert. Pour relever les traces de sang ou de sperme, les techniciens utilisent des écouvillons, sortes de cotons-tiges, qu’ils frottent à la surface de la substance après les avoir enduits de liquide physiologique lorsque celle-ci a séché. Les écouvillons sont ensuite soigneusement placés sous scellés : “Nous changeons de gants entre chaque prélèvement pour ne pas déposer l’ADN d’un indice sur un autre”, précise Perrine Rogiez-Thubert. Grâce au bluestar, qui réagit avec les particules de fer, les techniciens ont aussi la possibilité de déceler des traces de sang, même nettoyées : en les observant, on peut avoir une idée du déroulement des événements en mettant en évidence un cheminement potentiel.

 

 

Des résidus de tirs peuvent par ailleurs être prélevés à l’aide de petits tamponnoirs sur les mains d’un suspect présent sur une scène de crime où une arme à feu a été utilisée. Les prélèvements sont eux aussi mis sous scellés avant d’être transmis au laboratoire de police scientifique parisien.

 

Quant aux traces digitales ou palmaires, elles sont prélevées sur place à l’aide de poudres et de papiers adhésifs lorsque la surface s’y prête, c’est-à-dire sur des objets en verre ou en bois (surfaces lisses). “Pour révéler des traces sur du papier, nous ramenons les supports – livres, feuilles… – au service pour les exploiter avec de la nynhidrine, un révélateur chimique, ou au diaza-fluorénone (DFO). Pour les objets en métal comme les armes, nous utilisons le métalliseur sous vide ou la cabine de cyanoacrylate pour faire apparaître les traces papillaires”, explique Jaouen Le Goff, dactylotechnicien. Une fois les traces digitales révélées, le service de l’identité judiciaire possède aussi les moyens de les mettre davantage en évidence : prise avec un appareil spécial, la photo des traces est retravaillée à l’écran par un spécialiste qui accentue le contraste entre les sillons et les crêtes. Les traces sont ensuite traitées sur le FAED. Chargé d’exploiter le maximum d’indices trouvés dans le cadre des affaires, le service de l’identité judiciaire procède aussi à l’analyse des téléphones portables et des supports de vidéosurveillance saisis par les services d’enquête au cours de leurs investigations.

 

 

Uniques, immuables, et inaltérables au cours de la vies, les empreintes papillaires restent un moyen incontournable d'identification des individus. Le fichier automatisé des empreinte digitales FAED, de plus en plus performant, permet d'identifier de nombreux d'individus chaque année. 

 

Au service régional de l’identité judiciaire de Paris, une cinquantaine de personnes travaillent sur le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), qui contient les fiches d’identification d’environ 3 700 000 individus avec leurs empreintes digitales et leur état civil. Il comporte également une base “traces”. L’identité judiciaire de la préfecture de police centralise puis intègre au FAED les fiches de signalisation des individus interpellés dans les 160 sites de police parisiens et de la petite couronne (en moyenne 500 entrées par jour). Leurs empreintes sont ensuite comparées à celles figurant dans le FAED, mais également à la partie traces de ce fichier.

Avant de lancer une comparaison de traces trouvées sur les lieux d’une infraction, les spécialistes du FAED en repèrent à l’oeil nu les différents points caractéristiques – arrêts de lignes, bifurcations, etc. – et les localisent à l’écran tout en indiquant leur orientation. Le logiciel recherche dans sa base les 25 candidats dont les empreintes présentent une configuration de points analogues. Mais seul le traceur déterminera si l’empreinte proposée correspond bien à la trace, en y apposant les 12 points caractéristiques requis pour son identification.

 

DES INDICES SUPPLÉMENTAIRES

 

Sur les scènes d’infractions ou de crimes, les techniciens relèvent non seulement des traces digitales mais aussi des traces de paumes là où des malfaiteurs sont susceptibles d’avoir appuyé leurs mains. En effet, grâce au nouveau logiciel du FAED, Metamorpho, installé depuis début 2010, il est possible de comparer des traces palmaires. Les traceurs repèrent et indiquent sur l’écran les points caractéristiques de chaque empreinte palmaire, qui est composée de crêtes tournantes, empilées et “coiffantes”. Comme pour les traces digitales, il faut 12 points de concordance pour identifier une trace palmaire. Au cours des six premiers mois de 2010, 37 % des traces papillaires trouvées sur des scènes d’infraction ou de crime ont été identifiées par le service de l’identité judiciaire.

 

PAR LE BOUT DE LA TRUFFE

 

Chaque personne (et donc chaque suspect) ayant une odeur unique, le service de l’identité judiciaire exploite de plus en plus le procédé de reconnaissance olfactive mis au point en Hongrie et utilisant le flair exceptionnel des chiens. Pour récupérer l’odeur d’une personne ayant utilisé un véhicule volé retrouvé au cours d’une enquête, par exemple, les techniciens de l’identité judiciaire spécialement formés et habilités disposent des tissus spéciaux sur toutes les parties susceptibles d’être entrées en contact avec le conducteur : siège, volant, embrayage, etc. Ils conditionnent ensuite les tissus imprégnés dans un bocal stérile. Ce dernier est envoyé au service central d’identité judiciaire d’Ecully, près de Lyon, où il est stocké et conservé dans une odorothèque dotée d’une hygrométrie et d’une température adaptées, en attente de comparaison. Le groupe odorologie de ce service, dirigé par le commissaire divisionnaire Guillaume Le Magnen, et dépendant de la sous-direction de la police technique et scientifique de la direction centrale de la police judiciaire, est le seul, depuis sa création en 2000, à pratiquer sa spécialité en France. Lorsque des suspects sont interpellés, les techniciens de l’IJ récupèrent aussi leur odeur en leur faisant manipuler des tissus également envoyés et conservés à Ecully.

 

UNE TECHNIQUE JUGÉE “TRÈS FIABLE”


L’odeur capturée dans la voiture est reniflée par un chien spécialement dressé puis stockée dans sa mémoire olfactive. Un premier test : cinq bocaux, dont un seul contient l’odeur du suspect, sont placés devant l’animal. Si celui-ci marque l’arrêt devant le bocal en question, c’est qu’il a reconnu l’odeur associée à la voiture et donc que le suspect a été au contact du véhicule. Le protocole exige un second test ou l’on fait faire un deuxième passage au chien en ayant modifié l’emplacement du bocal suspect, puis enfin un troisième passage dans lequel il n’y a aucun bocal suspect. L’expérience est rééditée avec un deuxième chien, lui aussi soumis à trois passages devant les cinq bocaux. Ce n’est qu’à cette condition qu’on peut conclure à une reconnaissance d’odeur. Toutes les scènes sont systématiquement filmées. “Lorsqu’ils reconnaissent une odeur, les chiens n’hésitent pas une seconde”, commente la commissaire divisionnaire Agnès Zanardi, chef du service de l’identité judiciaire, qui qualifie cette technique de très fiable et qui prône un recours beaucoup plus systématique à la capture d’odeurs sur les scènes de crime ou d’infraction. 

 

 

Tous les commissariats parisiens et de la petite couronne possèdent une base technique chargée d’assurer la signalisation des personnes interpellées (prise d’empreintes, photographie anthropométrique, prélèvement biologique pour le recueil d’ADN, constitution d’une fiche signalétique “Canonge” ainsi que la brigade des réseaux ferrés, le service de traitement judiciaire des accidents. Ces bases techniques ainsi que les antennes locales de police technique à Paris et les services locaux de police technique en petite couronne effectuent également des recherches de traces papillaires et biologiques dans les affaires de petite et moyenne délinquance. Les traces digitales et palmaires jugées exploitables sont systématiquement transmises au fichier automatisé des empreintes digitales (FAED). Les traces biologiques sont envoyées pour analyse à un laboratoire public ou privé puis le résultat obtenu est transmis au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG) pour exploitation et enregistrement.

 

LA PREUVE PAR L'ADN

 

Une fois traces et indices recueillis par les "Ijistes" reste à les convertir en  preuves objectives, c'est le rôle du laboratoire de police scientifique dont les spécialistes disposent d'outils toujours plus sophistiqués, notamment en matière de génétique, pour faire émerger la vérité.

 

À deux pas du service des objets trouvés, dans le 15e arrondissement, échouent quotidiennement cannettes vides, préservatifs usagés, vieux chewing-gums, draps tachés de sang, couteaux, mégots, stylos, parpaings jetés depuis un pont d’autoroute, radars automatiques vandalisés, etc. Plus précisément à la division biologie du laboratoire de police scientifique (LPS) de Paris, située 43 rue de Dantzig. Car tous ces objets ont une caractéristique bien particulière : ramassés sur des lieux de crime par les services de police, ce sont des réservoirs potentiels d’ADN, que les scientifiques du laboratoire vont tenter de faire parler. L’objectif est d’en extraire une ou plusieurs empreintes génétiques qui, comparées avec le profil d’un suspect ou recoupées avec le FNAEG*, confirmeront ou infirmeront le lien entre un individu et une (ou plusieurs) traces.

La section biologie établit environ 9 500 profils génétiques par an, aussi bien à partir de prélèvements buccaux (kit FTA) ou d’échantillons de corps humain que de traces biologiques : sang, sperme, salive, éléments pileux ou traces “de contact” laissées sur des objets manipulés par les présumés coupables.


LA REINE DES PREUVES 


Découvertes il y a vingt-cinq ans par Alec Jeffreys, docteur britannique en génétique, les empreintes génétiques furent pour la première fois utilisées dans le cadre d’une enquête criminelle au Royaume-Uni en 1986. “En termes d’investigation, les empreintes génétiques représentent un formidable outil”, souligne Claire Menut, adjointe au chef de la division biologie du laboratoire de police scientifique de Paris. “On peut trouver de l’ADN sur des types de supports qui ne se prêtent pas aux empreintes digitales, comme des cagoules, par exemple. La preuve ADN est très discriminante, le risque d’erreur est négligeable.”

L’ADN (acide désoxyribonucléique) est unique à chacun, en dehors des vrais jumeaux. Une simple cellule morte, une goutte de salive, de sueur ou de sperme suffisent pour déterminer l’empreinte génétique d’un individu. La finesse actuelle des analyses ADN permet de réaliser des prélèvements à partir de quantités infimes, au bord d’un verre, par exemple. Il est donc devenu très difficile pour les malfaiteurs de ne pas laisser de traces. Au départ réservée aux crimes, l’analyse ADN est aujourd’hui utilisée dans le traitement de la délinquance de masse, pour confondre les auteurs de cambriolages, de vols à la roulotte, etc.

La cinquantaine de scientifiques du laboratoire de police scientifique de Paris réalisent actuellement quelque 25 000 extractions d’ADN par an, contre 5 000 il y a une dizaine d’années. La méthode d’identification par l’ADN représente 70 % de l’activité du laboratoire.

 

L’USINE DU CRIME


Pour répondre à cette demande exponentielle, les étapes de la détermination du profil génétique à l’origine manuelles, ont progressivement été dévolues à des robots. “Toutes les étapes de l’établissement du profil génétique sont automatisables, à partir du moment où l’oeil du technicien a repéré la trace biologique”, souligne Déborah Orear, technicienne à la section biologie. Quasiment toutes les traces peuvent être traitées automatiquement, à l’exception des éléments pileux, dont l’ADN est extrait “manuellement” car le bulbe est trop petit, et pour l’instant encore les traces de sperme pour lesquelles les tests d’automatisation sont en cours. Le robot dédié à l’extraction traite une plaque de 96 échantillons en 2 h 30, alors que cette étape, en manuel, prend minimum 2 h pour un seul échantillon, voire beaucoup plus.

 

LES LIMITES DE LA SCIENCE


L’analyse génétique ne gagne cependant pas à tous les coups. “Nous ne sommes pas des magiciens. Si la quantité d’ADN est insuffisante, ou si les ADN sont trop mélangés, par exemple dans le cas d’une arme qui a été manipulée par plusieurs personnes, nous n’arriverons pas à déterminer un profil génétique.” relativise Déborah Orear. Le “beau” profil reste difficile à obtenir : si l’analyse des traces “chargées” (sang, sperme, salive) marche très bien, elle est plus aléatoire en matière de “traces faibles” : traces de contact, éléments pileux. Sans compter les risques de pollution des échantillons par les secours, témoins qui sont passés sur la scène de crime et ce malgré toutes les précautions prises par les enquêteurs pour préserver les scènes d’infraction.

L’ADN n’est pas non plus une preuve infaillible. “Une empreinte génétique prouve seulement qu’une personne est passée par là. C’est à l’enquêteur de déterminer si elle est liée à l’affaire, d’autant qu’on ne peut pas dater l’ADN”, souligne Sandrine Valade, directrice adjointe du LPS de Paris, expert agréé par la Cour de cassation. D’où l’importance de ne pas négliger les autres traces : il y aura toujours une affaire dans laquelle l’ADN ne parlera pas, sera pollué ou inexploitable.

Reste aussi à compter sur l’intelligence des malfaiteurs. Un préservatif retrouvé sur une scène de viol ne signifie pas forcément qu’il appartient au coupable. Certains criminels, bien au fait des techniques, tentent d’induire les enquêteurs en erreur en disséminant sur les lieux des faux indices, mégots ou chewing-gum ramassés dans une poubelle. Qu’on se rassure : les héritiers de Maigret ne sont pas prêts de partir à la retraite.

 

 

 

 

 

 

 

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