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     L’origine des Catacombes de Paris (qu’il vaudrait mieux appeler «ossuaire municipal») remonte à la fin du XVIIIe siècle.
L'appellation de "Catacombes" a été donnée à cet ossuaire en référence aux Catacombes de Rome, nom donné primitivement à un cimetière antique situé non loin de la Voie Appienne.

 

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Histoire des carrières de Paris.

 

     De l'époque romaine au Moyen-Âge, l'exploitation de carrières à ciel ouvert avait suffi pour fournir les matériaux nécessaires à la construction de la cité. Paris était alors de taille modeste et même s'il existait déjà des édifices assez importants, le besoin en pierres ne justifiait pas des exploitations plus importantes (Il y avait aussi le fait que les pierres des constructions romaines avaient également été réutilisées).

 

     Lors de l'essor démographique de l'occident médiéval, tout change vers les XIIe et XIIIe siècles. Philippe Auguste (1180-1223) développe alors considérablement la capitale. En parallèle à cette extension de la ville, de nombreux chantiers sont déjà en cours et nécessitent une quantité importante de matériaux, La cathédrale Notre-dame depuis 1163, le rempart et le château du Louvre depuis 1180. Cette forte demande décupla la production de roche à Paris. Il fallut par conséquent entailler d'avantage le coteau et les carriers ont préféré poursuivre l'exploitation de la roche en souterrain. Ainsi les terres cultivables étaient préservées en un temps où elles étaient très recherchées.

 

L'inspection des carrières.

 

     Paris s'agrandissant, les anciennes carrières qui n'étaient plus exploitées, situées au centre du Paris actuel, ont été recouvertes par l'étendue urbaine. Leur existence a été oubliée de tous jusqu'au XVIIIe siècle où nombre d'affaissements de terrain dans Paris ont fait prendre conscience du danger que représentaient ces anciennes exploitations pour la stabilité du sol.

     En 1777 l'IDC (Inspection Des Carrières) est crée. Son rôle est de répertorier, sonder et consolider les vides laissés par les carrières.

 

     Ce que de nos jours on appelle catacombes de Paris sont en majorité des galeries d'inspection et de consolidation de l'IGC reliant les différentes carrières, ce réseau de galeries s'étend sur 300km environ,

     Officiellement ces galeries ne sont pas accessibles pour le commun des mortels, seul l'ossuaire officiel est visitable mais il ne représente qu'une infime partie du réseau parisien (1.7 KM). Pour tous les autres il reste encore quelques entrées connues de quelques uns qui permettent d'accéder à la "totalité" du réseau. Cependant à notre époque ce grand réseau a tendance à très fortement diminuer.

 

L'ossuaire.

 

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     Les catacombes de Paris peuvent être considérées comme un projet d'aménagement urbain. Leur création est liée à l'insalubrité des cimetières parisiens au XVIIIe siècle, et plus particulièrement celui des Saints Innocents, qui pousse les autorités à réformer les pratiques funéraires en vigueur à l'époque. Le cimetière se situait entre les rues St Denis, de la Lingerie, de la Ferronnerie et Berger.


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     Le cimetière des Innocents (près de Saint-Eustache, dans le quartier des Halles) avait été en usage pendant près de dix siècles et était devenu un foyer d’infection pour tous les habitants du quartier. Après de multiples plaintes, le Conseil d’État, par arrêt du 9 novembre 1785, prononça la suppression et l’évacuation du cimetière des Innocents.

Ce sont d’anciennes carrières qui furent choisies pour déposer les ossements ; la Ville de Paris venait en effet de se doter d’une inspection générale des Carrières dont le rôle était la consolidation des voies publiques minées par les carrières. Les carrières « de la Tombe-Issoire » furent l’objet de travaux comprenant une grande part de maçonnerie et de soutènement de galeries, complétés par le creusement d’un escalier flanqué d’un puit pour déverser les ossements.

 

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Les catacombes furent consacrées le 7 avril 1786 et le transfert des corps débuta suivant un rituel religieux très solennel. A la nuit tombée, des chars funéraires recouverts de draps noirs, accompagnés de porteurs de torches et de prêtres chantant l'office des morts, prenaient la direction d'un puits de service des carrières de la Tombe-Issoire pour y déverser leur chargement d'ossements. A l'exemple du cimetière des Saints-Innocents, entre 1787 et 1814, les autres cimetières parisiens accolés aux églises furent eux aussi vidés et déversés dans le nouvel ossuaire municipal. Ainsi furent délocalisés les morts de Saint-Nicolas-Des-Champs, Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, Saint-André-des-Arts, Saint-Eustache, Saint-Landry, la Trinité, les cimetières de l'île St-Louis,...

 


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     Au final, plus de 6 millions de corps furent exhumés et transférés dans les carrières de la Tombe-Issoire au cours de la suppression progressive des cimetières parisiens de l'époque. Les dépouilles d'inconnus côtoient celles de personnages célèbres de l'histoire : Guillaumot, 1er inspecteur général des carrières, décédé en 1807, Nicolas Fouquet surintendant des finances sous Louis XIV, Colbert, Danton, Camille Desmoulins, Robespierre, Lavoisier, Charles Perrault le fabuliste, les corps des personnes exécutées entre 1792 et 1794 au Carrousel ou place de la Concorde dont Charlotte Corday, Jean-Baptiste Lully, François Rabelais, François Mansart, l'Homme au masque de Fer, Racine, Blaise Pascal, Marat, Montesquieu, ...


 


 

Les catacombes dans l'histoire.

 

 

     Ce lieu mériterait d'être mis en valeur, préservé rien que pour sa valeur historique. Certaines galeries sont pluri centenaires, on peut y voir encore des épures tracées sur les murs par les carriers. Les galeries les plus anciennes sont des merveilles d'architecture. Sans oublier que ce lieu a été le théâtre d'événements historiques : La résistance l'utilisait pour éviter les patrouilles nazies pendant la guerre, ils y avaient même un Poste de Commandement sous la Place Denfert-Rochereau à partir duquel le colonel Rol-Tanguy et l'état major des FFI coordonna la libération de Paris en Août 1944. Les nazis et la Luftwaffe y avaient un bunker sous le Lycée Montaigne et la Faculté de Pharmacie, sans oublier les contrebandiers qui s'en servaient comme dépôts et comme chemin pour faire passer leurs cargaisons sous la barrière d'octroi. Pendant mai 68 certains manifestants s'en sont servis pour passer sous les bottes des CRS.

 

 

 

 

 

 

Sources: site de la ville de Paris. et. http://www.catacombes.info/home.php

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