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Je vous propose ici un article spécialement dédié a la Psychopathologie (en complément à la page intitulée "Dans un Monde de "FoUs"... ) que j'ai trouvé sur le site PsychoWeb. J'ai spécialement choisi certains passages mais vous pouvez retrouver entièrement l'article ici --->link 

Étymologiquement, la psychopathologie est l'étude des maladies de l'esprit, on lui préfère cependant l'expression "Étude des troubles mentaux ou psychologiques".

Selon les classifications anglo-saxonnes et internationales, son champs d'étude devrait se restreindre à une approche purement descriptive des symptômes (un fait clinique) et des syndromes (un ensemble de faits cliniques régulièrement associés).

Cette limite est de nature conventionnelle, la psychopathologie est également une ouverture vers la réflexion théorique, l'analyse des troubles et de leurs origines (hypothèses explicatives) ou encore la recherche des données épidémiologiques (prévalence, ratio homme/femmes, etc).L'approche descriptive , sous forme de classification, est avant tout une aide dans l'établissement de diagnostique, mais ne saurait être complète sans référence notamment aux modèles théoriques explicatifs.


La psychopathologie plonge ses racines dans l'antiquité : philosophes grecs et médecins arabes travaillaient déjà à comprendre le fonctionnement mental et rendre la médecine plus objective, plus scientifique. Si ce mouvement fut oublié lors des périodes d'obscurantisme religieux en Occident, la volonté d'une médecine raisonnée ressuscita lors de la Renaissance.

Sur ces bases se contruisit la psychiatrie, puis ce qui allait devenir un peu plus tard, la psychopathologie. Cette discipline étudie les troubles mentaux, une définition à la fois simple et complexe : normal et pathologique se chevauchent, et le trouble mental est un concept dont les limites sont plutôt floues.


La psychopathologie est une branche de la psychologie définie par son objet d’étude : les troubles mentaux. Malgrè les nombreuses et utiles classifications qui tentent de décrire objectivement, et de définir de manière athéorique, ces troubles, la majorité des professionnels estiment que le critère prépondérant pour distinguer ce qui relève de l'individualité, d'un trouble mental, reste la souffrance qu'il apporte à la personne atteinte où à son entourage.

En pratique, on définit généralement un trouble mental selon un rapport à une norme, on peut alors considérer le trouble comme une anomalie mentale, un trouble de pensée à la fois spécifique, relativement rare et porteur de souffrance.

Dans un tel cadre, il est necessaire de prendre en compte l'éducation culturelle de l'individu, et de le replacer dans son contexte social afin de comparer ce qui est comparable : puisque l'on se réfère à des normes, alors, il faut y inclure les normes sociales et environnementales, sous peine de se forger un avis trop subjectif, menant à une classification trop rigide.

Le trouble psychopathologique se définit qualitativement : la quasi-totalité des psychologues, psychiatres, etc... considèrent que la frontière entre normal et pathologique reste extrèmement floue, les classifications diverses (les plus connues sont le CIM-10 et le DSM-IV) représentent une aide descriptive au diagnostique, et certainement pas un cadre de critère absolu.

DEFINITION:
Selon Widlöcher, la fonction principale de la psychopathologie consiste à étudier ces anomalies, en percer les mécanismes et la génèse, d'en définir la fonction, et bien entendu, d'étudier et mettre à jour les moyens potentiels permettant de diminuer la souffrance qui en résulte.

La psychopathologie se présente sous d'autres formes : Tandis que la psychopathologie de l'enfance est une composante spécifique étudiant les troubles mentaux de l'enfance et de l'adolescence, la psychopathologie sociale met en exergue le rôle du contexte social, dans l'émergence des troubles mentaux.

Le terme « psychopathologie » possède également un double sens, et désigne à la fois l’ensemble des théories qui proposent une explication et une compréhension des troubles mentaux (par exemple, la psychanalyse, les théories systémiques, etc...) mais désigne également le groupe de trouble, et la pathologie elle-même. Ainsi, une phobie est une psychopathologie. La psychopathie, que l'on confond régulièrement avec la psychopathologie, en est une également.

Il convient à ce propos de se rémémorer l'origine du terme : le mot grec "Psukhe" signifie "esprit". "Pathos" signifie "maladie". "Logos" est l'étude, ou la connaissance. Littéralement, la psychopathologie est "l'étude des maladies de l'esprit". On préfère le terme de "trouble" plutôt que celui de "maladie", notamment, à cause de la frontière ténue entre le normal et le pathologique.

La psychopathologie est une discipline en elle-même, et se distingue notamment :

1/ de la psychologie clinique. Celle-ci est liée au mot grec "Kline" qui signifie "lit" : la psychologie clinique n’intervient pas spécifiquement dans le domaine de la santé mentale déficitaire ; elle intervient par exemple dans le domaine de la santé physiologique, sur les équipes médicales ou dans les soins palliatifs,… et autant auprès des malades que du personnel médical lui-même. Elle s'occupe donc autant du normal que du pathologique : un deuil par exemple, est une événement douloureux qu'il convient de prendre en charge parfois. Ce n'est pas pour autant un trouble mental de nature psychopathologique, comme le serait une psychose maniaco-dépressive.

Le champs de pratique de la psychologie clinique se compose de deux type d'actions :

  • une activité d’évaluation, de diagnostic… servant à orienter le patient vers une thérapie idoine. Les psychologues s’aident des méthodes cliniques, échelles cliniques, tests projectifs, entretiens ou observations cliniques, et d’autres tests plus standardisés de psychométrie (QI,…), dans ce but.



  • une activité d’intervention psychologique qui comporte les soins, les aides,… l’ensemble des psychothérapies.



En outre, la psychologie clinique correspond à une formation universitaire (les titres de psychiatre et de psychologues cliniciens sont protégés depuis 1985, certaines lois sont en projet pour protéger aussi le titre de psychothérapeute) et à un champ de recherche (2ème année de mastère – anciennement DEA – puis doctorat).

2/ de la psychiatrie. Psychopathologie et psychiatrie sont très liées sur le plan historique : jusqu’au 18ème siècle, elles constituaient une branche unique de la médecine. La psychiatrie naît en discipline spécifique à la fin du 18ème, son but est de traiter les troubles mentaux. La psychopathologie n'est alors qu'un enseignement parmi d’autres, au sein des écoles de psychiatrie, au même titre que la physiologie, la biologie ou le droit.

Le psychiatre est avant tout médecin, il donne un traitement médicamenteux, et en théorie, se borne à la pratique de la médecine. Certains psychiatres se forment à la psychanalyse ou la psychothérapie, mais doivent le faire en dehors de leurs études classiques.

3/ de la psychanalyse. Largement connue et diffusée à travers les médias, la psychanalyse fut créée par Freud à partir de son expérience auprès de patients névrosés.

C’est une théorie étiologique (elle essaie d'expliquer les causes) des troubles (surtout les névroses) et donc une théorie explicative du fonctionnement psychologique humain, parmi d'autres. Notons que pour Freud, il n'existe pas réellement de frontière entre le normal est le pathologique. L’angoisse existe partout et en chacun, la seule différence est de nature quantitative.

La psychanalyse désigne également une méthode d’investigation du fonctionnement psychologique, que l'on nomme plus particulièrement "cure psychanalytique". Freud n’utilisait pas de tests, la cure psychanalytique se basait avant tout sur l’association libre, concept primordial de la psychanalyse.

La psychanalyse représente donc une méthode thérapeutique (la cure type durait ¾ d’heure, 3 à 5 fois par semaine, des adpatations sont proposées de nos jours), visant dans un premier temps à libérer le patient de ses résistances et de ses conflits. Ce qui signifie qu'il s'agit là d'une méthode utile pour certains types de troubles seulement, notamment les névroses. Une cure psychanalytique n'est pas indiquée pour tous les troubles, par exemple, pour les psychoses, même si l'on peut trouver quelques adaptations en vue de soins à celles-ci.

De nos jours, la majorité des professionnels s'accordent à penser que le fossé entre normal et pathologique reste extrêmement flou, qu'il existe plutôt un "continuum" entre la pathologie et la normalité, et qu'il convient par ailleurs de remettre au cas par cas, les troubles dans leurs contextes familiaux et sociaux.

La discipline "psychopathologie" est avant tout une discipline de recherche, mais une pathologie (comme la phobie) se définit comme étant l'ensemble des manifestations psychiques et comportementales dont souffrent des individus.


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