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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 14:19

Date et lieu de naissance: 17 janvier 1897 à Auxerre dans l'Yonne.

 

petiot.jpg

 

 

 

 

Sa famille:   il est le fils d'un fonctionnaire des postes ; son oncle, Gaston Petiot, est professeur de philosophie au collège d'Auxerre

 

Sa vie:

     Dès son enfance, il manifeste des signes de violence, allant jusqu'à étrangler un chat après lui avoir plongé les pattes dans l'eau bouillante ou tirant au revolver sur ceux-ci. Toutefois, il manifeste une grande intelligence, à 5 ans il lit comme un enfant de 10 ans, et une forte précocité, distribuant des images obscènes en cours dès l'âge de 8 ans. Internée à Saint-Anne pour une pathologie psychiatrique, sa mère meurt lorsqu'il a 12 ans, il sera par la suite renvoyé de plusieurs écoles pour indiscipline. À 17 ans, il est arrêté pour vol. Il ne sera jamais condamné, un psychiatre l'ayant déclaré inapte à être jugé, estimant qu'il avait une personnalité bipolaire, inadaptée socialement et anormale.

 

     Enrôlé en 1916, il est blessé pendant la Premiere Guerre mondiale d'un éclat de grenade au pied 6 mois après. Accusé de vol de couverture à l'hôpital où il était soigné, il fait un premier séjour à la prison militaire d'Orléans avant d'être transféré dans le service psychiatrique de l'hôpital de Fleury-les-Aubrais où les psychiatres le déclarent neurasthénique, déséquilibré mental, dépressif paranoïaque et sujet à des phobies. Il est tout de même renvoyé au front en 1918, blessé une nouvelle fois, et révoqué pour troubles psychiatriques. Il ne serra pas pour autant surveillé par la suite. Les anciens combattants bénéficiant d'un accès facile aux études, il obtient son diplôme de médecine le 15 décembre 1921 de la Faculté de Paris, mention très bien. En 1922, il ouvre un cabinet médical à Villeneuve-sur-Yonne où il devient rapidement populaire auprès des gens (notamment grâce à des consultations et des vaccinations gratuites offertes aux indigents), mais se fait remarquer par ses tendances à la cleptomanie. Il se fait élire maire mais il est vite rattrapé par sa personnalité. Voleur compulsif, mythomane, on le soupçonne de n'être pas étranger a quelques troublantes disparitions et il est reconnu coupable d'escroquerie.

 

     En 1926, la population découvre la liaison qu'il entretenait avec la fille d'une de ses patientes. Peu de temps après, la maison de la jeune fille est incendiée. Elle-même disparaît sans laisser de trace. On retrouvera un corps décomposé et non identifiable. En supposant qu'il s'agissait d'elle, aucun lien avec le docteur Petiot ne peut être dégagé.

 

Nombre de victime: A son procès, on accusera MArcel Petiot de 27 crimes. Marcel Petiot s'emportera: "27? vous voulez-dire 63!" Car Petiot n'en démort pas, il a tué 63 personnes "éxecutées parcequ'elles étaient des collabos".

 

Modus Operanti:

     En 1933, désormais marié et père de famille, Petiot arrive dans la capitale. Il y ouvre un cabinet médical au no 66 rue de Caumartin au premier étage . Pour lui, c'est un succès car le docteur Petiot est équipé des technologies les plus modernes et se fait fort de tout soigner...Fortune faite, il pourra acquerir l'hôtel de la rue Le Sueur.

     En 1936, il est arrêté pour vol à l'étalage à la librairie Gibert, dans le quartier latin. Il se justifiera devant les juges en disant qu'un "génie ne se préoccupe pas de basses choses matérielles !". Il échappe à la prison en se faisant reconnaître aliéné mental. Il est alors interné à la Maison de santé d'Ivry.

     Après sa sortie, en mai 1941, il fait l'acquisition d'un hôtel particulier, situé au no 21 rue Le Sueur. Il y réalisera d'importants travaux : il fait surélever le mur mitoyen, afin de barrer la vue de la cour et transforme les communs en cabinet médical. Lors de fouilles, la police découvrira une cave complètement aménagée, des doubles-portes, une chambre à gaz dont la porte était équipée d'un judas pour regarder l'agonie de ses victimes, ainsi qu'un puits rempli de chaux vive.

     Petiot a constitué un effroyable scénario sous le nom de « docteur Eugène » pour attirer ses victimes leur promettant de pouvoir fuir la France et de partir en Argentine. A l'aide de rabatteurs, ils les accueillaient rue de La Sueur où elle arrivaient avec tout ce qu'elle pouvaient emporter, à commencer par leur argent et leur bijoux. Là, elles étaient assassinées, sans doute gazéees dans un cabinet a cet effet ou empoisonnées par quelconque injection létale qu'il administrait.

Le premier à disparaître est Joachim Guschinow, un voisin du docteur qui aurait apporté l'équivalent de 300.000 euros en diamants avec lui. S'attaquant d'abord aux personnes seules, il s'en prend bientôt à des familles entières, proposant des "tarifs de groupe".  

     La plupart de ses victimes étaint juives mais il y eut aussi quelques figures de la pègres trop compromises avec l'occupant. Les prétendants au voyage disparaîtront mystérieusement, et n'atteindront donc jamais l'Amérique du Sud, y compris Yvan Dreyfus, prisonnier envoyé par la Gestapo pour infiltrer le réseau du « docteur Eugène ».

En 1943, Petiot  est arrêté, interrogé sur le réseau et torturé par la gestapo. Il restera 8 mois incarcéré a la prison de Fresnes avant que les allemands ne le relachent persuadés d'avoir a faire a un comparse de peu d'importance.

 

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Son arrestation:

      En Mars 1944, les pompiers sont alertés par des voisins incommodés depuis plusieurs jours par les odeurs s'échappant d'une cheminée de l'immeuble de la rue Le Sueur. Après avoir appelé Petiot chez lui et vainement attendu son arrivée, ils fracturent une fenêtre et pénètrent dans l'immeuble. Ils sont vite alertés par l'odeur et le ronflement d'une chaudière et, descendant dans la cave, découvrent des corps humains dépecés, prêts à être incinérés.  La porte entreouverte de l'une des chaudières pend un membre humain. Répandus au sol, d'autres restes macabres , des crânes, des troncs sanguinolents...Arrive alors Petiot qui, se faisant passer pour son frère, constate la situation et quitte la scène des crimes. Une autre version raconte que, présent, il se justifia en affirmant que tous les corps étaient les cadavres de nazis qu'il avait tués lui-même, mystifiant ainsi les policiers qui le laissent partir et il se volatilise. Lors de perquisitions, on découvrira soixante-douze valises et 655 kilos d'objets divers, parmi lesquels un pyjama d'enfant (qui sera reconnu comme étant celui du petit René Kneller, disparu avec ses parents)

 

     Petiot en fuite, il sera arreté par la sûreté militaire a la station Saint Mandé Tourelles. Profitant des évènements des derniers mois qui ont précipité la chute de l'arùée allemande et conduit a la libération de paris, il s'était opportunément converti au patriotisme et s'était placé avec le grade de capitaine a la caserne de Reuilly. On l'interroge sur  la présence de tant de cadavres a son domicile. Petiot le prend de haut et se présente comme un héros de la resistance. Sous le pseudonyme du "docteur Eugène" il appartenait au réseau "flytox" dont il refuse de donner l'identité des membres. Leur mission: traquer et éliminer les boches et les collabos dont ils allaient ensuite les corps dans des décharges.Quant au charnier a son domicile; il déclare que les cadavres ont été mis là lors de son absence et qu'il a voulu les faire disparaitre en demandant a son frère de lui procurer une grande quantité de chaux vive, ses deux chaudières ne suffisant pas a les incinérer.

 

 

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     Les jurés le condamneront à mort sans que son évoquée la possible démence de l'accusé. Jamais il ne dira ce qu'est devenu l'argent de ses victimes.

 

Mort: Il est guillotiné le 25 Mai 1946

 

 

 

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